Conclusion

La mode évolue au fil du temps. Elle change en fonction de l’évolution de chaque nouvelle génération.  Si dans les années 1980, la tendance était de se différencier en personnalisant ses vêtements et en créant son propre style, les années 1990 et 2000 marquent plutôt le retour à une société où être «à la mode » signifie porter les mêmes marques que les autres. Celles-ci deviennent un phénomène de société, on passe de l’art de la création à celui du commerce. En même temps, les jeunes se tournent de plus en plus vers elles car elles ont chacune un contenu symbolique qui leur permet de se fabriquer une personnalité en les portant.

Car, dans sa façon de s’habiller, un adolescent cherche à se construire. Il choisit ses vetements en fonction de ce qui l’entoure, de ce qu’on lui suggère dans les médias, dans sa « tribu ». Les marques choisit par le jeune sont celles qui lui sont décrites comme étant les plus valorisantes, qui lui permettent de donner la meilleure image de lui. C’est le principe même de la consommation ostentatoire qui permet de montrer aux autres qu’on a les moyens financiers d’acheter ce qui vaut chers. De plus, porter des marques est un moyen d’intégration : on s’intègre à un groupe en s’habillant en fonction de la mode dictée par le groupe. Dans la plupart des cas, celle-ci est liée aux marques. Les lolitas sont d’ailleurs l’exemple le plus extrême pour qualifier une dépendance à la mode et aux marques dictées par les medias. En s'habillant de façon si provocante à un si jeune âge, elles montrent que la mode, si elle aide les adolescents à se construire, peut aussi avoir un effet nocif sur eux.

Outre les problèmes éthiques que pose une mode et des looks parfois trop extremes (les Tee-shirt s'arretant au nombril, les jeans taille (très) basse...), il existe un réel rejet des adolescents qui ne portent pas les bonnes marques. La peur de l'exclusion pousse d'ailleurs certains jeunes à utiliser des moyens illicites et/ou dangereux (racketage, travail de nuits...) dans le but de se procurer des marques, au detriment de leurs santés et de leurs études. Le mouvement No-logo prévient les jeunes sur leur consommation de marques parfois abusives et sur les dangers de la publicité et des multinationales.

Les adolescents d'aujourd'hui ont donc un rapport à la mode et aux marques influencé par leur entourage, conditionné par les medias et qui les aide à s'affirmer socialement. Mais les jeunes d'aujourd'hui, adultes de demain, auront-ils toujours cette envie de marques? Seront-ils fidèles à celles qu'ils aiment porter aujourd'hui? Les marques sauront-elles les fidéliser encore dans vingt ans? Autant de questions auxquelles seul l'avenir répondra ; l'univers de la mode est tellement imprévisible...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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